Biographie
Considéré en son temps comme l'un des artistes les plus représentatifs du romantisme, Ary Scheffer, d'origine néerlandaise, arriva en 1811 à Paris où il étudia dans l’atelier de Pierre-Narcisse Guérin. Il s’imposa dès 1818 comme l’un des meilleurs portraitistes de son temps. Dans une production abondante de quelques huit cents tableaux, il traita presque tous les genres : paysages, sujets d'histoire contemporaine, tableaux « littéraires », inspirés de Goethe et Byron notamment. D'obédience protestante, il se tourna également vers les sujets religieux.
Professeur de dessin des enfants du duc d’Orléans, futur Louis-Philippe, dès 1822, Ary Scheffer brossa maints portraits officiels liés à la monarchie de Juillet.
En 1830, il loua, sitôt construit, le pavillon où se trouvent aujourd’hui les collections du musée de la Vie romantique : en contrebas de la Butte Montmartre, il est caractéristique de la « La Nouvelle Athènes ». Ce terme du journaliste Durand de la Malle désignait un domaine situé à l’extérieur de la capitale (dans l’actuel 9e arrondissement) où s’installa une véritable pépinière d’artistes.
La vie intellectuelle et artistique des lieux devait beaucoup à la personnalité d’Ary Scheffer qui fit construire en 1831, en bordure de la cour-jardin, deux ateliers orientés au nord : l’un pour travailler, l’autre pour recevoir.
Dans l’atelier-salon, il accueillait ses amis artistes le vendredi, dont le peintre Delacroix, les musiciens Gioachino Rossini et Charles Gounod, des cantatrices dont la célèbre Maria Malibran et sa sœur Pauline Viardot, sans oublier le compositeur Frédéric Chopin.