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Autoportrait

Auguste Clésinger (Besançon, 1814 – Paris, 1883)1848

Marbre / H. 56 ; L. 38 ; P. 25 cm

Formé par son père, lui-même sculpteur, Clésinger effectue en 1838 son premier séjour en Italie et en Suisse, avant de se rendre à Paris, où il fréquente l’atelier du peintre Gigoux. Sa virtuosité technique et le sensualisme de ses figures lui valent un rapide succès, notamment lorsqu’il présente au Salon de 1847 La Femme piquée par un serpent, aujourd’hui au musée d’Orsay.
Notre puissant autoportrait est un des seuls connus ; l’artiste se représente, la mine avantageuse, à l’époque où il vient d’épouser Solange, la fille de George Sand.
Un an auparavant, il s’était insinué dans les bonnes grâces de l’écrivain, sollicitant sa protection et lui offrant de faire son buste (également présenté dans les collections du musée de la Vie romantique), ainsi que celui de Solange. Il profita des séances de pose pour remplacer Fernand de Préaulx dans le cœur de la jeune fille avant de demander sa main. L’union fut cependant malheureuse et engendra  de multiples tourments qui firent s’exclamer George Sand : « Ah! Quel malheur d’avoir un gendre ! ».
Clésinger tailla une autre statue de Sand intitulée La Littérature, que l’on peut admirer aujourd’hui à la Comédie-Française.

Signé, daté sur la coupe de  son épaule droite : CLESINGER. 1848
Achat, 1988

 

Beaux-Arts

Oeuvre actuellement présente au muséeSalle : Le cabinet des bijoux
 

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