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Dernières acquisitions au musée de la Vie romantique

 
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Le musée de la Vie romantique poursuit sa politique d'acquisitions et enrichit ses collections permanentes de nouvelles œuvres depuis le printemps 2015.
 

Année 2021

Jean-Jacques Flatters (1786-1845). Eve tressant une couronne de fleurs, 1838. Don janvier 2021
Pierre-Jérôme Lordon (1780-1838). La communion d’Atala, 1808.

Années 2019-2020

Claudius Jacquand (1803-1878). Laurence attendant Jocelyn, 1836
Jean-Jacques Feuchère (Paris, 1807-1852). 
Allégorie de la navigation, 1836
Pierre Daubigny (1793-1858). Portrait d’Alfred de Vigny, 1836
Christelle Tea. 
Salon George Sand, musée de la Vie romantique, 21 novembre 2018
 

Année 2018

Portrait de Maria Malibran ( 1808-1836) d’Ary Scheffer, 1831 (Dordrecth 1795 - Argenteuil 1859)
Paul Balze (1815-1884), Portrait présumé de Vittoria Balze,1845 ( acquisition 2018)
Alfred Johannot, Dame et gentilhomme du temps de Charles Ier, (acquisition 2017 – jamais présenté au public)
Alfred Johannot, Marie Stuart bénissant Roland Groeme et Catherine Seyton (acquisition 2017 – jamais présenté au public)
 

Années 2016 / 2017

Paolo et Francesca, 1820, de Pierre - Claude François Delorme (1783-1859)  / Acquisition de janvier 2016
Le Larmoyeur, 1820, Ary Scheffer (Dordrecht, 1795 – Argenteuil, 1858)  Eberhard, comte de  Wurtemberg, dit le Larmoyeur, pleurant la mort de son fils, Paris, Musée de la Vie romantique / Acquisition de septembre 2017 visible depuis juin 2018 dans les collections.
 

Année 2015

La Translation de la Sainte Maison par les Anges réalisée entre 1828 et 1837 par Pierre Claude François Delorme (1783-1859)
Don Juan et Haïdée (1839) de Marcel Saulnier (?-1842)
Le Plongeur de Friedrich Schiller, Ary Scheffer (Dordrecht, 1795 – Argenteuil, 1858) / Acquisition hiver 2015
Portrait de Pauline Viardot (1821-1910), cantatrice, en sainte Cécile, Ary Scheffer (Dordrecht, 1795 – Argenteuil, 1858)

  • Jean-Jacques Flatters (1786-1845). Eve tressant une couronne de fleurs, 1838
    Jean-Jacques Flatters (1786-1845). Eve tressant une couronne de fleurs, 1838 - © Musée de la Vie romantique

    Ce petit bronze représentant Eve tressant une couronne s’inscrit dans la veine romantique malgré le sujet classique de l’iconographie. La sensualité de la figure nue et les lignes ondulantes de la chevelure que l’on pourrait qualifier de néo-gothique traduisent le sentiment humaniste de l’artiste.

    Jean-Jacques Flatters (1786-1845) est élève du sculpteur Jean-Antoine Houdon et du peintre Jacques-Louis David. Engagé dans l’armée impériale, il participe à la campagne de France comme second lieutenant dans l’infanterie. Durant la Restauration, il se spécialise dans la réalisation de nombreux bustes en marbre de personnages célèbres tels que Goethe ou Byron, aux modelés admirables et aux poses ressemblantes. Il se saisit en sculpture de sujets qui pourraient être classiques mais auxquels il donne une profondeur romantique.

    Jacques de Caso, historien d’art et professeur émérite à l’université de Californie (Berkeley) propose ce don au musée de la Vie romantique en souvenir de sa participation au commissariat de l’exposition « Sang d’encre : Théophile Bra, un singulier romantique (1793-1863) » qui s’est tenue au musée en 2007.

  • Pierre-Jérôme Lordon (1780-1838). La communion d’Atala, 1808
    Pierre-Jérôme Lordon (1780-1838). La communion d’Atala, 1808 - © Musée de la Vie romantique

    Ingénieur géographe de formation, Pierre-Jérôme Lordon (1780-1838) se consacre à la peinture sur les conseils de son professeur de dessin. Il rejoint l’atelier de Pierre-Paul Prud’hon dont il devient l’élève et l’ami fidèle, puis débute au Salon de 1806.

    En 1808, il expose au Salon (n°398) son interprétation de La communion d’Atala inspirée du roman de Chateaubriand pour lequel il reçoit une médaille d’or. Le roman de Chateaubriand (1768 - 1848) connaît dès sa parution en 1801 un succès immense et ne cesse d'inspirer des peintres et sculpteurs, y compris ceux de la génération romantique comme Ary Scheffer ou Eugène Delacroix.

    La scène représentée par Lordon montre les derniers moments de la vie d'Atala, recevant la communion de l'ermite Aubry, tandis que Chactas, accablé de désespoir, soutient son corps avec amour. Le cadre exotique et nocturne de la composition, éclairée par la pleine lune qui domine l’arrière-plan, l’intense émotion dramatique qui se dégage de la scène, les thématique de l’amour impossible et de la lutte entre les valeurs intemporelles, spirituelles et sacrées de la foi et celles temporelles, profanes et sensuelles de l’amour témoignent de ce nouveau goût romantique.

    En rejoignant la collection permanente du musée de la Vie romantique, ce tableau trouvera sa place dans un ensemble de peintures illustrant des scènes inspirées de la littérature ou du théâtre romantique.

  • Claudius Jacquand (1803-1878). Laurence attendant Jocelyn, 1836. © Musée de la Vie romantique, Pierre Antoine
    Claudius Jacquand (1803-1878). Laurence attendant Jocelyn, 1836 - © Musée de la Vie romantique, Pierre Antoine

    Élève de l’école des beaux-arts de Lyon, Claudius Jacquand suit l’enseignement du peintre Fleury-Richard (1777-1852) dont il se prévaut tout au long de sa carrière, dès ses premières participations aux expositions lyonnaises, à partir de 1822 puis dans les Salons qui se tiennent au Louvre. Le peintre est soutenu par Louis-Philippe qui lui commande plusieurs toiles spectaculaires pour son musée de l’Histoire de France de Versailles.
     
    Ce tableau Laurence attendant Jocelyn, daté de 1836, est inspiré d’un épisode du long poème d’Alphonse de Lamartine, intitulé Jocelyn, paru en janvier 1836. Ce poème raconte l’histoire d’un curé de campagne qui renonce à l’amour de Laurence pour se consacrer à Dieu. Ce texte connaît un grand succès d’édition et inspire de nombreux peintres. Dans ce tableau, exposé au Salon de 1837, l’artiste lyonnais met en scène l’héroïne romantique Laurence en écho aux vers du poète :
    « Elle était à genoux sur ses talons pliés,
    Ses membres fléchissans à la roche appuyés ;
    Son front, pâle et pensif sous le poids qui l’incline,
    Comme écrasé du poids, penché sur sa poitrine,
    Ses bras tout défaillans… »

  • Jean-Jacques Feuchère (Paris, 1807-1852). Allégorie de la navigation, 1836 - © Musée de la Vie romantique

    Bien qu’il ait participé à la plupart des grandes commandes statuaires parisiennes de son temps (une Sainte Thérèse placée à l’église de la Madeleine ; la statue de Marie Stuart, au Jardin du Luxembourg ; le bas-relief du porche de l’église Saint-Denis-du-Saint-Sacrement ; la figure de Bossuet, qui décore la fontaine Saint-Sulpice ; un des groupes en pierre du pont d’Iéna, statue en marbre, La Loi, place du Palais Bourbon), Jean-Jacques Feuchère doit surtout sa réputation à de petits bronzes dont le plus célèbre n’est autre que le mélancolique Satan, montré aux Salons de 1834 et 1835 et dont le musée de la Vie romantique possède un exemplaire.
     
    Cette allégorie de la Navigation fluviale, très certainement liée aux commandes de deux fontaines pour la place de la Concorde à Paris, constitue un petit monument commémoratif où l’esthétique de la statuaire monumentale est combinée à la préciosité et au raffinement de la réduction. La navigation y est figurée sous les traits d’une femme assise dans une embarcation, aux allures d’un petit sous-marin de fiction, tandis qu’à ses côtés un jeune enfant regarde une boussole.
     
    Sous la monarchie de Juillet (1830-1848), la statuaire de petite dimension connaît un grand succès public et décore les intérieurs bourgeois. Le choix de ce thème pour cette statuette de genre est le signe de l’importante diffusion des thèmes maritimes à l’époque romantique.  

  • Pierre Daubigny (1793-1858). Portrait d’Alfred de Vigny, 1836 - © Musée de la Vie romantique

    Oncle du paysagiste Charles-François Daubigny, Pierre Daubigny (1793-1858) expose ce portrait d’Alfred de Vigny au Salon de 1836, dans la section des miniatures. Cette technique picturale, apparue au XVIIIesiècle, consiste à peindre en réduction à la gouache et à l’aquarelle des portraits, sur de fines plaques d’ivoire ; la couleur naturelle du support, proche de celle de la chair, favorisant la qualité́ du rendu. La finesse de l’exécution et l’équilibre savant du coloris font de ce portrait un témoignage précieux et caractéristique de l’art romantique.
     
    Proche des familiers de Victor Hugo, Alfred de Vigny, issu d’une famille noble, suit une carrière militaire avant de se faire connaître dans les cercles littéraires parisiens. Il fait partie des premiers membres très assidus du salon de Charles Nodier à l’Arsenal dès 1824. Il fréquente aussi le Cénacle de Victor Hugo rue Notre-Dame-des-Champs entre 1827 et 1830 ainsi que le salon de Delphine de Girardin. Alfred de Vigny est à maintes reprises représenté par ses amis peintres et sculpteurs, tels que David d’Angers, Tony Johannot ou Henri Lehmann.
     
    Pierre Daubigny représente le poète assis à son cabinet de travail, vêtu comme un dandy. Accoudé à sa table de travail probablement sur les manuscrits de textes à venir, il est figuré l’air sérieux, presque austère, le regard perdu à l’horizon dans ses pensées. Il s’agit d’un portrait classique de l’écrivain romantique représenté seul face à son inspiration et ses tourments intérieurs.

  • Christelle Tea. Salon George Sand, musée de la Vie romantique, 21 novembre 2018 - © Musée de la Vie romantique

    Diplômée de l’École Olivier de Serres puis de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, Christelle Tea se consacre au dessin, qu’elle réalise principalement devant modèle, à l’encre de Chine, sans ébauche ni repentir.
     
    Dans le cadre d’une série récente réalisée par l’artiste dans des lieux caractéristiques du IXearrondissement, elle dessine le salon George Sand, pièce emblématique du musée de la Vie romantique, réalisée par le célèbre décorateur Jacques Garcia dans les années 1980 et inspirée des period rooms. Dans une atmosphère romantique, ce salon reconstitué rassemble les souvenirs familiaux et œuvres en lien avec la célèbre femme de lettres, comme son portrait peint par son ami Auguste Charpentier. Christelle Tea utilise d’une manière très personnelle le dessin à l’encre, en commençant par un détail et en progressant de manière continue, organique, jusqu’à ce qu’elle estime le dessin achevé.

 

INFORMATION | COVID-19

Conformément aux directives gouvernementales, le musée de la Vie romantique et les musées de la Ville de Paris sont fermés jusqu'à nouvel ordre. Nous espérons vous retrouver très bientôt.

Les personnes ayant acheté un billet pour une visite entre le vendredi 30 octobre et le mercredi 6 janvier 2021 inclus seront remboursées automatiquement.