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Paysage avec ruines

George Sand, Amantine Aurore Lucile Dupin, baronne Dudevant dite Paris, 1804 – Nohant, 1876 1860

Aquarelle sur papier / H. 14,5 ; L. 22 cm

MVRJC95.23

Célèbre pour ses romans, George Sand (Paris, 1804 – Nohant, 1876) pratiquait également le dessin et développa à partir de 1860 le procédé de la « dendrite », qu’elle appelait aussi « aquarelle à l’écrasage ». Elle commençait par poser des taches de gouache sur un papier qu’elle recouvrait d’une autre feuille, puis elle appuyait par endroits. Les taches se transforment alors, créant des motifs aléatoires dont la surface présente des arborescences et des ramifications, par diffusion de la gouache sur le support. Ces formes évoquent des figures arboriformes que l’on trouve dans certaines roches appelées dendrites ou « pierres arborisées.»
« Mon imagination aidant, j’y vois des bois, des forêts ou des lacs, et j’accentue les formes vagues produites par le hasard », écrivait George Sand dans son autobiographie, Histoire de ma vie.
Elle retouchait ensuite les formes au pinceau ou à la plume et les rehaussait pour les transformer en paysages. Elle y ajoutait parfois en manière de signature les silhouettes de ses deux petites-filles, Aurore et Gabrielle, et de leur chien Fadet.
En peignant ces dendrites, George Sand prolongeait l’interprétation d’une tradition de création à partir de formes abstraites issues du hasard. À la fin du dix-huitième siècle, Alexander Cozens avait déjà préconisé l’invention de paysages à partir de taches dans sa Nouvelle méthode pour faciliter l'invention dans le dessin de compositions originales de paysages. Les artistes surréalistes, au XXe s, perpétueront cet exercice artistique, au travers par exemple des frottages de Max Ernst.
 

Arts Graphiques

Oeuvre actuellement présente au muséeSalle : Le petit salon bleu
 

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