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Ernest Renan

 
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Musée de la Vie romantique: adresse et horaires

Hotel Scheffer-Renan
16, rue Chaptal
75009 Paris

Téléphone :
+33 (0)1 55 31 95 67

Horaires d'ouverture :
Le musée de la Vie romantique est fermé pour travaux jusqu’au printemps 2018.

Accès :
Métro : Saint-Georges (ligne 12), Pigalle (ligne 2 ou 12), Blanche (ligne 2), Liège (ligne 13)

Biographie d'Ernest Renan

Biographie d'Ernest Renan

Professeur de langues hébraïque, chaldaïque et syriaque au Collège de France, membre de l’Institut, Ernest Renan naît à Tréguier en 1823, troisième enfant de Madeleine et Philibert Renan. A l’âge de cinq ans, il se retrouve orphelin, après le décès de son père, capitaine au long cours. Il est élevé par sa mère, épicière, et par sa sœur Henriette, dans une famille qui connaît de nombreux déboires financiers.
            Très tôt, ses qualités intellectuelles sont reconnues par ses maîtres, à l’école ecclésiastique de Tréguier. Dès 1838, il quitte sa ville natale pour Paris, où il entre, grâce à sa sœur, au petit séminaire de Saint-Nicolas du Chardonnet, dirigé  par l’abbé Dupanloup. Ce sera ensuite le Grand Séminaire d’Issy-les-Moulineaux, puis Saint-Sulpice.
            Sa formation aurait dû le conduire à la prêtrise. Mais l’étude de l’hébreu et l’exégèse biblique le conduisent à rompre, en 1845, avec la religion catholique. Dès lors il entre dans le siècle et conquiert en trois ans ses grades universitaires : baccalauréat  ès lettres, licence ès lettres, baccalauréat ès sciences et agrégation de philosophie. Peu désireux d’enseigner en province dans le secondaire, il réussit à obtenir une mission scientifique et littéraire en Italie. D’octobre 1849 à juin 1850, il visite les principales bibliothèques italiennes, et collationne entre autres la documentation nécessaire à sa thèse sur Averroès. Sa vie durant, il restera sous le charme de ce pays où il découvre le monde de l’art.
            En 1860-1861 il parcourt la Phénicie. C’est au cours de ce voyage qu’il élabore la Vie de Jésus, éditée en 1863, qui sera le deuxième succès éditorial du 19e siècle après les Misérables de Victor Hugo.
            Ce livre où Jésus est comparé à un homme sera la cause d’un scandale mémorable. Renan devient l’antéchrist, et André Gill le caricature en diable. Il continuera cependant d’écrire son œuvre monumentale dont les deux piliers sont formés par l’Histoire des Origines du christianisme, et l’Histoire du peuple d’Israël.
            A ses études d’histoire et de critique religieuse il faudrait ajouter ses travaux linguistiques, philosophiques - l’Avenir de la science en particulier -, politiques - Qu’est-ce qu’une nation-,  son théâtre…
            Après sa mort en 1892, sa pensée ne cesse d’influer sur des générations de penseurs et d’écrivains.         
           
            Le musée de la Vie romantique se devait de célébrer son souvenir. C’est dans cette maison, dont il fut une figure familière même s’il n’y habitât jamais, que Renan fit la connaissance de sa future femme, Cornélie Scheffer, nièce du peintre Ary Scheffer, dont le salon était fréquenté par les personnalités les plus brillantes de son temps : George Sand, Augustin Thierry, Taine, Tourgueniev, Géricault, Delacroix, Chopin, Liszt,  et bien d’autres. Et c'est aussi dans cette maison que vécut la famille de sa fille, Noémi, mariée au linguiste Jean Psichari.
           
            Si la bibliothèque d'Ernest Renan est conservée à la Bibliothèque Nationale de France, le musée de la Vie romantique possède un fonds important d’imprimés (éditions d’ouvrages, études critiques) et de manuscrits, dont Averroès et L’Avenir de la Science, copiés par sa soeur Henriette et corrigés de sa main. Une abondante correspondance et un fonds de photographies complètent cet ensemble. Divers éléments de mobilier provenant de son appartement au Collège de France y sont également conservés.
 

 

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